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MATER AMORIS

20e anniversaire de

MATER AMORIS

Marie, Mère de l'Amour

 

 

Je suis tout à Toi,

Marie, Vierge Sainte ;

Tout ce que j'ai est tien,

Marie, Vierge Pure ;

Sois mon Guide en tout,

Marie, notre Mère.

JEAN PAUL II ET MATER AMORIS

"Que Dieu bénisse cette Oeuvre et qu'elle se répande partout dans le monde ! "

 

Triptyque

 

Tels sont les derniers mots du Saint-Père à l'issue de l'audience du mercredi 26 avril 1995 sur la Place Saint-Pierre à Rome.

 

Bienheureux Jean Paul II, priez pour nous et pour la jeunesse de France, qui doit mettre le feu au monde !

POUR ADHERER A MATER AMORIS

  Souffler sur les braises pour ranimer le feu ! Tel a toujours été, dans les foyers, le rôle des Mamans, des parents, des éducateurs. 

 

 

Image Mater

 

Aujourd'hui, un feu doit être rallumé : la foi dans le cœur des enfants, des adolescents et des jeunes. Il peut l'être, comme au temps de Sainte Geneviève, par la prière et la pénitence de "ces femmes qui veillent sur la cité".

 

Mamans, grand-mères, marraines, amies de la jeunesse, éducatrices, pourquoi n'insuffleriez-vous pas cette vie de foi, ce sens moral, ces valeurs authentiques dans le cœur de ces enfants, de ces adolescents, de ces jeunes ?

 

Tel était le projet de grands éducateurs comme Jean Bosco,  Jean-Baptiste de la Salle, Angèle Merici, Madeleine-Sophie Barat, Jean-Baptiste Muard, Gaston Courtois…

 

Vous pouvez le faire d'une manière simple, sobre et discrète par la prière et la pénitence.  L'engagement que vous prenez consiste simplement à : 

 

- Participer à l'Eucharistie une fois par semaine (en dehors du dimanche) ou, si vous ne le pouvez pas, faire 20 minutes d'adoration silencieuse.

  - Prier la Vierge Marie, Mère de l'Amour, par un chapelet une fois par semaine.

  - Offrir une souffrance ou une épreuve, faire un sacrifice ou un acte de pénitence.

  - et Offrir tout cela pour la conversion et la sanctification de la jeunesse.

 

Papas, éducateurs et autres amis de la jeunesse, pour soutenir cette œuvre, prenez comme seul engagement celui de participer une fois par mois, en semaine, à l'Eucharistie, avant ou après votre travail, et à prier régulièrement la Vierge Marie. Vos Tout-Petits, rendez-les participants en leur demandant de faire un effort et quelques minutes de prière, une fois par semaine, pour leurs aînés.

  

Votre engagement ne comporte ni compte-rendu, ni réunion, ni cotisation. Il est uniquement spirituel. Il ne vous séparera ni de vos paroisses, ni de vos autres œuvres ou engagements.

 

Vous serez aidés en cela par un bulletin mensuel qui comportera :

  -  Textes ou prières sur l'éducation pour orienter votre réflexion, vous éclairer dans vos préoccupations, vous aider dans votre tâche de parents ou d'éducateurs.

-  Intentions de prières pour les jeunes, que vous nous confierez.  

-   Vies de saints en rapport avec la jeunesse ou s'étant consacrés à cet apostolat. 

 

Si vous êtes intéressés par ce projet, envoyez-nous votre adhésion en nous adressant le talon ci-dessous sur papier libre uniquement à MATER AMORIS - Père Grimaud - 1, rue Dante - 75005 Paris.

 

L'Œuvre de Mater Amoris a été fondée le 25 mars 1992 à Paris. Faîtes-la connaître autour de vous, auprès de vos prêtres, de vos paroisses et de vos amis.

 

Nom ________________________________

Prénom ______________________________

Adresse _____________________________

____________________________________

Courriel ______________________________

Date de naissance ______________________

Tél. ________________________________

 

désire s'unir aux membres de l'Œuvre "MATER AMORIS" pour la conversion et la sanctification de la jeunesse par la prière et la pénitence.

 

  Date et signature :

Notre triptyque marial

C'est à la suite d'un curieux concours de circonstances que nous pouvons prier devant ce triptyque marial qui représente Marie dans ses trois états de vie : Epouse, Mère et Vierge.

 

Triptyque

 

Tout commença lors de la visite du Saint-Père à Paray-le-Monail, en 1986. A cette occasion, il avait été demandé à tous les mouvements de prières de France de façonner un panneau en indiquant sommairement le but de chacun.

Madame Juliette de Laroger, qui était membre de Mater Amoris depuis l'origine, fit peindre par son cousin Pierre-Marie Rudelle, une toile au sommet de laquelle figurait le titre "Virgo Fidelis". Marie y était représentée priante et offerte.

Quand l'exposition fut démontée, le tableau fut offert à l'association "Amis des Jeunes chrétiens", fondée par l'Abbé Grimaud en 1987.

A la création de l'oeuvre de Mater Amoris, en 192, on demanda alors à Pierre-Marie Rudelle de peindre une toile complémentaire de la première. Elle porta le nom de "Mater Amoris". Marie y apparaît portant l'Enfant-Jésus.

Très rapidement, l'idée surgit qu'il manquait un troisième volet à ces deux toiles ! C'est ainsi que fut peint un troisième tableau sur lequel Marie est montrée avec Joseph qui éffleure sa main. Marie est enciente de l'Esprit-Saint. Au sommet est inscrit cet autre état de la Mère de Dieu : "Sponsa Admirabilis", épouse admirable.

 

Il ne restait plus qu'à rassembler ces trois oeuvres et à en faire un triptyque ! Ce qui fut fait pour la fête de la Présentation de Marie en novembre 1993.

 

C'est ce tableau complet que nous avons porté Place San Pietro le 26 avril 1995, où le Saint-Père l'a béni et a prié devant lui quelques instants.

 

Tout au long de l'année, ce triptyque est appelé à circuler dans le monde. Les membres de Mater Amoris peuvent, après accord de leur curé, demander à ce que le tableau soit exposé dans leur paroisse pour quelques semaines. Une occasion de venir se recueillir en le vénérant ; et d'inviter d'autres personnes à prier et confier à Marie, Mater Amoris, les soucis ou les désirs face à l'éducations des enfants.

 

Triptyque 2

Mater Amoris

Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 16:25

Chers Amis,

 

Comment ne pas se réjouir du retour du mois du Rosaire, alors que notre engagement dans l’Œuvre de Mater Amoris consiste aussi à prier le chapelet pour la conversion et la sanctification de la jeunesse ?

Cette prière que tant de pontifes et de saints ont encouragé pour favoriser la piété les fidèles et la méditation des mystères de Jésus et de Marie, nous en connaissons également les bienfaits et les miracles, comme la victoire de Lépante (7 octobre 1571) qui fut obtenue grâce à la supplication des chrétiens par la prière du Rosaire.

S’il est vrai que la plus grande victoire du démon est d’éloigner les hommes (spécialement les jeunes et les enfants) de Dieu, s’il est vrai qu’il ne cesse d’insuffler dans les âmes le doute et le refus de la foi, nous ne devons jamais douter de la puissance de Marie sur ce Prince du mensonge et de la violence. Rappelons-nous la belle indication du pape Adrien VI : « Le Rosaire est le fouet du démon ». Ou encore cette exhortation de Léon XIII : « Entre les diverses manières d'honorer Marie, Nous Nous plaisons à désigner tout spécialement le Rosaire. On donne le nom de couronne à cette manière de prier, parce qu'elle rappelle les grands mystères de Jésus et de Marie, leurs joies, leurs douleurs et leurs triomphes. La contemplation de ces mystères peut procurer aux fidèles un admirable secours, aussi bien pour alimenter leur foi et la protéger contre la contagion des erreurs que pour relever et entretenir la vigueur de leur âme. »

Demeurons donc fidèles à notre engagement à la prière du Rosaire. Notre fidélité à ce précepte, malgré la difficulté que certains éprouvent, obtiendra de plus grandes victoires encore que celle de Lépante sur le cœur de nos enfants.

Redisons la prière du père de Clorivière :

« Seigneur, faites-nous la grâce d'être tellement pénétrés de la vérité des saints mystères que nous rappelle le Rosaire que nous récitons en votre honneur et à celui de votre sainte Mère, que notre vie soit toujours conforme à cette vérité et que nous puissions la faire aussi régner dans tous les cœurs. »

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 septembre 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 16:24

Chers Amis,

 

Dans notre existence souvent mouvementée, nous savons qu’il est bon, régulièrement, de marquer un temps d’arrêt et un temps de départ nouveau. Les fêtes, les anniversaires, les vacances font partie de ces arrêts et de ces nouveaux départs. On prend des résolutions, on a de l’ardeur pour de nouveaux projets.

Même si le calendrier nous indique que la nouvelle année commence le 1° janvier, nous savons que, dans nos civilisations, nous vivons au rythme de l’enseignement et des vacances scolaires. Tout semble s’arrêter avec la fin des classes à la veille des mois d’été. Industries et Administrations vivent au ralenti. C’est tout un pays qui se met au repos. Les rues de nos villes se vident. Les magasins ferment leurs portes.

Puis, dès septembre, l’agitation reprend ses droits avec l’ouverture des écoles. Comme si nos enfants donnaient la cadence du travail. C’est heureux car une société qui oublierait sa jeunesse programmerait sa mort !

Même la liturgie nous offre la fraîcheur d’une Nativité : celle de la Vierge Marie. Une enfant vient au monde. Elle sera élevée au Temple et deviendra cette jeune fille exceptionnelle qui, tout en demeurant vierge deviendra Mère de Dieu.

Une enfant vient au monde dans une famille unie, laborieuse et croyante. C’est l’équilibre indispensable à la croissance droite. Pour nous tous, c’est l’exemple à suivre.

En cette reprise, parfois tumultueuse, offrons à nos enfants ce climat paisible qui favorise le travail, qui enthousiasme l’esprit et les initiatives, qui permet la connaissance de Dieu.

Ce sera donc le temps de la scolarité, mais également du catéchisme ou de l’aumônerie, des activités caritatives qui appellent à la générosité, au don de soi : Un apprentissage à la vie adulte.

Que Marie, en sa naissance discrète, nous y aide !

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 août 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 16:22

Chers Amis,

 

Après la joyeuse fête de l’Assomption, celle du Cœur Très Pur de Marie, Reine, à la fin de ce mois d’août, nous célèbrerons une mère et son fils : Monique et Augustin.

Quel admirable duo ! Celui de chaque maman avec ses enfants !

Existe-t-il un fils qui ne fasse pas pleurer sa mère ?

Existe-t-il une mère qui ne soit pas persévérante, parfois pesante et trop pressante ?

Augustin mène une vie sentimentale et religieuse qui attriste sa mère. Quand elle apprend qu’il quitte l’Afrique natale pour l’Italie, elle veut le suivre. Il lui ment. Il donne un horaire de départ qui est faux. Elle arrive au port quand le navire est déjà parti…Elle prend le bateau suivant, se met à sa recherche. Elle parcourt Rome, monte jusqu’à Milan. Elle pleure. Elle prie. Elle supplie. Rien n’y fait. Il poursuit sa vie, agacé par cet empressement trop fort et cette pression incessante.

Et un jour, grâce à Dieu, grâce aux prières secrètes de Monique, grâce à une parole extérieure, celle d’Ambroise, Augustin changera de vie. Il deviendra Evêque et Docteur de l’Eglise. Il écrit alors ses Confessions et revient sur cette période tumultueuse de sa vie. : « Ambroise m’accueillit comme un père, et se réjouit de ma venue avec la charité d’un évêque. Et je me pris à l’aimer, non comme un  maître qui enseignait la vérité mais à cause de sa bienveillance pour moi. J’étais assidu à ses instructions publiques, non avec l’intention requise, mais pour m’assurer si le fleuve de son éloquence répondait à sa réputation…Je ne faisais attention qu’à la forme et je tenais nul compte du fond » Et finalement Ambroise le baptisera.

Quant à Monique, son fils parlera de « [cette] mère, dont j’avais perçu les dispositions naturelles et l’esprit enflammé pour les choses de Dieu déjà auparavant grâce à une longue vie commune et à l’attention mise à l’observer. ». A sa mort il pria ainsi : « O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m’avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son cœur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle. »

Une mère et son fils. Un bel exemple aujourd’hui encore.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juillet 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 16:21

Chers Amis,

 

Arrêtons-nous un instant, et une fois de plus, sur la fête de Notre-Dame du Mont Carmel que l’Eglise célèbre le 16 juillet prochain.

Ce n’est certes pas la fête la plus populaire et la plus connue de toutes les fêtes mariales. Elle fait pâle figure à côté de Notre-Dame de Lourdes ou de la solennité de l’Assomption.

A l’image de l’Œuvre de Mater Amoris, la discrétion de Notre-Dame du Mont Carmel est le signe à la fois du silence et de la contemplation, de la conversion silencieuse et laborieuse qui n’est pas seulement réservée aux moines du Carmel, mais à tous les jeunes qui doivent parvenir « à la montagne véritable qui est le Christ ».

Neuf siècles avant Jésus, le prophète Elie avait fait du mont du Carmel le lieu de sa solitude et de sa rencontre avec Dieu.

Le Carmel domine la plaine de la Galilée et n’est distant de Nazareth que d’une vingtaine de kilomètres. A Nazareth eurent lieu l’Annonciation et l’Incarnation de Jésus dans le sein de Marie.

Dès le XIe siècle, des moines s’installèrent sur le Mont du Carmel et se consacrèrent à la Mère des contemplatifs qui vécut à Nazareth.

En cette année où saint Jean de la Croix, réformateur du Carmel, sera déclaré Docteur de l’Église à l’égal de sainte Thérèse d’Avila, nous pouvons nous réjouir de ce que la « Montée du Carmel » soit pour nos enfants, pour toute la jeunesse comme le symbole de « l’itinéraire vers Dieu » (selon la belle expression de saint Bonaventure)

En reprenant l’oraison de la messe de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, aidons tous les jeunes du monde à accéder à la connaissance de Dieu.

« Que la prière maternelle de la Vierge Marie vienne à notre aide, Seigneur : accorde à tous les jeunes, par sa protection, de parvenir à la montagne véritable qui est le Christ, notre Seigneur. »

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juin 2012

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Mardi 29 mai 2 29 /05 /Mai 14:54

Chers Amis,

 

Comme nous devrions avoir beaucoup de reconnaissance pour la liturgie romaine qui s’offre à nous en ce mois de juin, comme chaque année !

Par la fête de la Sainte Trinité nous ouvrons ce mois consacré au Cœur de Jésus que nous célèbrerons solennellement au milieu du mois.

Puis ce sera la célébration de la Fête-Dieu. Autrement dite « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ».

La fête du Sacré-Cœur de Jésus et, le lendemain, celle du Cœur Immaculé de Marie.

Le dernier dimanche de juin nous met en valeur la figure de saint  Jean-Baptiste et quelques jours après, celles des saints Pierre et Paul.

Ouvrons les yeux et l’esprit pour percevoir le lien intime qui existe entre toutes ces célébrations et notre engagement dans l’Œuvre de MATER AMORIS

La Trinité : relisons la prière à Mater Amoris pour y découvrir le but ultime de nos prières : que nos enfants connaissent et adorent le Père, le Fils et l’Esprit-Saint.

Fête-Dieu : Notre engagement comprend en priorité cet amour de l’Eucharistie qui est source de toute sanctification et force de nos âmes.

Sacré-Cœur : Tout œuvre d’éducation chrétienne est essentiellement une œuvre d’amour. Le titre même de ce qui nous unit est « Mater Amoris » : « Mère d’Amour » ou« Mère de l’Amour ».

Cœur Immaculé de Marie : « A Jésus par Marie » nous apprend Louis-Marie Grignon de Montfort. Notre œuvre n’est compréhensible que dans cette absolue confiance en la Mère de Dieu.

Jean-Baptiste : Ce cousin de Jésus ne cesse de proclamer « Convertissez-vous. Changez de vie ». N’est-ce pas l’objet de notre supplication pour nos enfants ?

Pierre et Paul : Notre force vient de notre Sainte Eglise, Epouse du Christ. Notre foi, celle que nous souhaitons pour les jeunes, n’est pas agitée au gré des vagues et des tempêtes. Elle est fondée sur le Roc qu’est Pierre. Là réside la sécurité recherchée par une jeunesse esseulée à qui nous devons offrir ce havre de paix et cette foi solide.

 

Abbé Gabriel Grimaud

25 mai 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Jeudi 3 mai 4 03 /05 /Mai 11:28

Chers Amis,

 

Qui d’entre nous pourrait rester insensible à ce mois de mai, qui commence par la fête de saint Joseph travailleur et se termine par la fête de la Visitation de la Sainte Vierge ?

Tout y est.

- L’évocation de la Sainte Famille par la présence forte de saint Joseph, le grand silencieux de l’Evangile néanmoins évocateur du travail professionnel comme de la stabilité et de l’équilibre de la famille.

- la charité attentive de Marie, Mère d’Amour, qui se préoccupe du bien de l’autre (en l’occurrence de sa cousine Elisabeth) avant même de se soucier de sa propre affaire (en l’occurrence le début de sa grossesse si inattendue).

- Le tressaillement de cet enfant (Jean-Baptiste) dans le sein de sa mère à l’approche de Jésus : Signe de l’amour divin capable d’enflammer le cœur des enfants et des tout-petits.

- Jésus qui est cœur de la vie de Joseph et de Marie, Jésus qui apprend son métier d’homme auprès d’un père et d’une mère unis et travailleurs, Jésus qui comble de joie les plus petits, Jésus qui inspire tout acte d’amour, qui est cause du « Magnificat » comme de toute action de grâce.

L’Œuvre de Mater Amoris n’a pas d’autre but ni d’autre ambition. C’est bien Jésus qui est au cœur de nos prières, que nous voudrions voir agir dans l’âme de nos enfants et de toute la jeunesse. C’est Lui qui doit régner dans nos familles.

Nous désirons « construire des hommes adultes et des chrétiens convaincus ». Comment y parviendrions-nous sans l’appui de la Mère de Dieu, de saint Joseph et cette cohorte de saints éducateurs qui se sont tous confiés non seulement à la miséricorde de Dieu, mais également à la protection de Marie et de Joseph ?

Puisse ce mois de Marie être celui d’une dévotion vive et d’une attention particulière pour cette jeunesse qui cherche le bonheur.

 

Abbé Gabriel Grimaud

25 avril 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Lundi 26 mars 1 26 /03 /Mars 10:12

Chers Amis,

 

Alors qu’en la fête de l’Annonciation nous fêtons les vingt ans de MATER AMORIS, la Sainte Vierge Marie nous conduit, avec le temps de la Passion, jusqu’au pied de la Croix où elle se tient debout.

 

Stabat mater dolorosa juxta Crucem lacrimosa dum pendebat Filius.

 

« Debout la Mère des douleurs, près de la Croix était en larmes, devant son Fils suspendu. »

 

C’est ce que nous chantons le Vendredi-Saint comme au jour de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs en septembre.

Notre foi doit trouver dans cette image de la Mère de Dieu au Calvaire le réconfort et la conduite à tenir dans nos vies.

Le sort de nos enfants nous soucie (Il suffit de lire les nombreux courriers qui figurent dans ce bulletin, témoignages de mères soucieuses et souvent éplorées, pour s’en convaincre). N’oublions jamais que leurs difficultés comme leur manque de foi ont été pris en compte par notre Sauveur mourant sur la Croix. « Il a pris sur lui toutes nos infirmités » et « s’est même fait péché pour nous » nous dit l’Apôtre.

Et Marie est là, qui ne cesse d’adorer ce Fils qui s’offre, qui souffre, qui nous rachète. Elle ne doute jamais. Elle se tient debout. Elle ne s’écroule pas devant le désastre apparent. Elle ne fuit pas. Elle sait qu’Il est « la Résurrection et la Vie » « le Chemin, la Vérité et la Vie » « la Lumière » « le Bon Pasteur ».

Elle invite toutes les mères à adorer, à confier leurs enfants à Jésus dont Elle sait qu’Il ne veut « qu’aucun ne soit perdu ».

Comment des mères peuvent prier pour leurs enfants, pour les jeunes de ce monde, sans se confier à la Mère de Dieu ? Comment se passer de cette Femme que le Sauveur lui-même nous a donné pour Mère en mourant sur la Croix ? Comment trouver la force de nous tenir debout devant tant de manques de la jeunesse, tant d’impiété ou d’indifférence, sans imiter la Mère des Douleurs qui, jamais, ne vacille ?

Pour nous, en tout cas, ce serait une vaine recherche et une infructueuse prière. « À Jésus par Marie » nous enseigne saint Louis-Marie Grignion de Montfort et tous les saints amis de Dieu.

 

Abbé Gabriel Grimaud

25 mars 2012

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Mercredi 7 mars 3 07 /03 /Mars 14:20

URGENCE - FOI - SUPPLICATION SPECIALE

NEUVAINE SUPPLEMENTAIRE

 

En ce XXe anniversaire de Mater Amoris, en plus de la semaine de prière annuelle indiquée dans ce bulletin, nous invitons tous les membres de Mater Amoris à faire rapidement une neuvaine (c'est-à-dire 9 jours successifs la même prière à la même intention). Faites prier aussi vos enfants, les malades et les personnes âgées, toutes ayant un grand pouvoir sur les Cœurs de Jésus et de Marie. « Demandez et vous recevrez » dit Jésus, qui ajoute « Tout ce que vous demanderez au Père avec foi vous sera accordé ». L'intention spéciale que nous vous demandons d'avoir c'est la réalisation prochaine d'un grand projet :

L’ouverture à Paris d'un sanctuaire spécialement dédié à Mater Amoris, entouré d'un grand centre de jeunesse comprenant : Foyer d'étudiants, espace réservé à des jeunes malades en convalescence ou en fin de vie, résidence pour des personnes âgées qui auraient à cœur d'entourer les jeunes et de prier pour eux, centre de retraite spirituelle pour la jeunesse, œuvres de loisirs et de détente, espace vert avec animaux facteurs de joie et de consolation. Et pour que chacun garde le souci des pauvres : un centre d'accueil pour les démunis offrant repas quotidiens, vestiaire, permanence médicale, dentaire, psychologique...

Ce projet peut vous sembler fou. Il n'en est pas moins réel et se trouve aujourd'hui, après des années de gestation, en sa phase finale. Mais le Malin évidemment se plait à le contrarier par toutes sortes d'embûches. C'est pourquoi nous vous invitons à cette neuvaine spéciale. Elle pourrait consister en la récitation de la prière à Mater Amoris aménagée, d'une litanie des protecteurs de l'Œuvre et d'une dizaine de chapelet suivie de la triple invocation : «ô Marie conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous. Mater Amoris nous vous confions cette intention. »

« Ô Mère de l'Amour, Toi qui connais si bien chacun de tes enfants, de nos enfants, Toi qui veilles sur chacun de leurs pas et qu'aucun faux pas ne désespère, Toi qui les aimes avec tant de tendresse et qu'aucune froideur ne lasse, Toi qui les entoures de tant de douceur et qu'aucun orgueil ne rebute, Toi qui es la Mère de l'Amour infini, nous nous abandonnons totalement à Toi dans notre mission éducatrice (et dans ce projet d'un établissement au service de la jeunesse qui te sera dédié) Nous Te consacrons nos enfants et toute la jeunesse, pour qu'ils connaissent Celui qui est la source de tout Amour, Dieu Notre Père et son Fils Jésus-Christ. Il est venu nous révéler sa Miséricorde dans l'Unité du Saint-Esprit, Lui qui, en Toi, a accompli tant de merveilles. Ô Marie, Mère de l'Amour ! »

Saints et saintes gens qui veillent particulièrement sur cette Œuvre :

Saint Joseph

Saint Jean Bosco

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Saint Dominique Savio

Saint Geneviève

Saint Vincentde Paul

Sainte Jeanne Jugan

Saint Tarcisius

Saint Benoît

Bienheureux Géronimo

Alexamenos

Jean-Baptiste Muard

Gaston Courtois

Mère Marie-Aimée de Jésus (Yvonne Beauvais)

Madeleine Ravaud

Juliette de Valroger

Simone Fèvre

Patrice Mervoyer

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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Jeudi 27 octobre 4 27 /10 /Oct 15:24

Bulletin n°239 - Mars 2012

 

Chers Amis,

 

Le 25 marsprochain, nous célèbrerons le XXe anniversaire de la fondation de l’Œuvre de Mater Amoris pour la conversion et la sanctification de la jeunesse par la prière et la pénitence, spécialement celles des Mamans et des « amies de la jeunesse ».

Nous ne savons pas, et nous ne devons pas même chercher à le savoir, quel est le résultat de notre supplication et de nos efforts. C’est le secret réservé à Dieu seul. Lui seul a tout pouvoir sur les cœurs les plus endurcis ou les plus troublés. Nous savons qu’il se plait à nous associer à son dessein d’amour sur tous ses (nos) enfants. Jésus nous a assuré qu’il en est ainsi :

 - « Votre Père donne de bonnes choses à qui les lui demande » (Matth 7/11)

 - « Tout ce que vous demanderez avec foi, vous le recevrez » (Matth 21/22) 

 - « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé » (Marc 11/24)

 - « Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai, pour que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14/13)

 - « Demandez ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez » (Jean 15/7)

 - « Si deux ou trois, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux » (Matth 18/19)

 

Et ailleurs, par rapport à la puissance de la prière et de la pénitence :

- « Il y a des démons qui ne se chassent que par la prière et le jeûne » (Marc 9/29)

 

Faudrait-il davantage de citations pour que nous puissions croire à la bonté de Dieu, à la communion des saints ?

Finalement, nous voudrions connaître le résultat de toutes opérations !

Or, Jésus est, sur ce sujet-là, très clair :

 - « Quant au jour et à l’heure, nul ne le connaît…Je le dis à tous : Veillez ! » (Marc 13/32)

La foi (racine de la confiance, de l’abandon entre les mains de Jésus et de Marie, sa Mère) est bien celle que nous implorons pour nos enfants. Elle doit être la nôtre avant tout ! Une foi sans réserve, sans faille.

« Oui je sais, dit Marthe à Jésus juste avant la résurrection de son frère Lazare, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » (Jean 11/22) Et Lazare ressuscita !

 

Saint anniversaire à chacun en ce 25 mars 2012 !

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 février 2012

 

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Bulletin n°238 - Février 2012

 

Chers Amis,

Les membres de Mater Amoris de la première heure savent que l’intuition de cette Œuvre pour la Conversion et la Sanctification de la Jeunesse par la prière et la pénitence des Mamans, est née le 31 janvier 1992, fête de saint Jean Bosco, et qu’elle a reçu son nom de Mater Amoris, Marie Mère d’Amour, le 2 février suivant, jour de la Présentation du Seigneur. Ce sera ensuite le 19 mars, célébration de saint Joseph, que ses statuts seront élaborés et, enfin, huit jours plus tard, le 25 mars, solennité de l’Annonciation que l’Œuvre prendra officiellement naissance.
Ces anniversaires qui se situent tous autour de fêtes en rapport avec la jeunesse sont des occasions annuelles de nous remettre en face de notre vocation et de nos engagements.
Nous pouvons dire qu’il y a trois axes propres à ce beau projet entièrement spirituel :
Dieu, bien évidemment, vers lequel tous nos cœurs doivent converger puisqu’il est Alpha et Oméga, Principe et Fin de toutes choses, Amour infini et Père de tout homme.
Nos enfants, et tous les jeunes de cette terre, influencés, sollicités ou maltraités par cette vie actuelle qui n’oriente pas les esprits à l’intériorité mais à la consommation des biens, à l’appétit de puissance, à la séduction de gloires éphémères.
Nous-mêmes, Mamans, parents et éducateurs qui sommes convaincus que la relation au Seigneur est la base d’une vie saine, d’un cœur pur, d’une intelligence éclairée.
C’est pourquoi nous prenons les moyens adéquats pour simplifier la vie spirituelle de nos enfants. Ces moyens ne demandent ni compétences particulières, ni dépenses pécuniaires, ni études poussées. Jésus et Marie nous ont laissé le mode d’emploi simple, quotidien et efficace :
La prière silencieuse, l’Eucharistie, le Rosaire, la pénitence discrète (peine offerte ou sacrifice volontaire). N’est-ce pas une réponse à deux phrases du Sauveur : « En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire » et « Confiance, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » ?

Abbé Gabriel Grimaud. le 25 janvier 2012

 

PS : Retrouvez Mater Amoris sur l'Agenda Benoît XVI 2012, coédité par les éditions TerraMare et les éditions Artège. L'agenda incontournable pour se sanctifier tout au long de l'année grâce au Saint-Père et dans la communion des Saints.

 

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Bulletin n°237 - Janvier 2012

 

Chers Amis,

 

Jésus et Marie sont-ils au cœur de nos réjouissances dans ces fêtes de Noël ou sont-ils les grands oubliés ?

Nous savons bien, par expérience, combien l’on peut être attristé quand nos enfants ou nos amis n’ont pas pour nous les égards espérés pour notre anniversaire ou notre fête. Nous ne demandions rien, nous n’attendions même rien, mais notre réflexion du soir nous laisse dubitatifs sur l’attachement, l’amour attentif, la délicatesse de nos proches.

Dieun’est pas une entité morale ou philosophique. Jésus n’est pas un mythe religieux, Marie n’est pas une statue de platre ou d’or qui embellie nos maisons ou nos églises.

Nous ne pouvons pas les utiliser seulement quand nous en avons besoin. Pas plus que nous acceptons que nos enfants ne nous sollicitent que pour nous demander immédiatement l’argent de poche, la permission de découcher, à quelle heure est fixé le repas.

Tout ce que nous pouvons ressentir de bons sentiments et de proximité pendant ces fêtes de fin d’année peut nous aider à raviver notre attachement réel à Jésus et Marie. Ils ont un cœur tendre et aimant. Ils attendent que nos regards croisent le leur, que nos cœurs reposent sur le leur, que nos paroles s’adressent à eux « toujours et partout ».

Bref, que nous les aimions vraiment.

Attention ! Cela ne veut pas dire des actes de dévotions ostensibles et indiscrets !  Ni des discours pieux incessants que nos enfants trouveraient insupportables et notre entourage lassants.

L’amour est discret. Dieu lui-même ne se fait entendre que dans la « brise légère ». C’est par cette discrétion, par ce cœur brûlant d’amour, uni aux Cœurs Sacrés et Immaculés de Jésus et Marie que nous attirerons nos enfants à notre suite. Ils lèveront leur regard pour comprendre et pour entrevoir ce que nous regardons si souvent et si intérieurement.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 décembre 2011

 

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Bulletin n°236 - Décembre 2011

 

Chers Amis,

 

Un mois encore et nous serons à Noël !

Avec, d’ici-là, les belles célébrations du Christ-Roi et de l’Immaculée Conception, mais également les quatre semaines du Temps de l’Avent.

L’Eglise ne nous abandonne jamais dans notre vie spirituelle. Elle nous donne les moyens les plus sûrs et les plus doux pour avancer sur ce « Chemin étroit qui conduit à la Vie ». Elle ponctue notre progression par l’exemple des saints, par la lumineuse vie de Marie, Mère d’Amour, par ces temps privilégiés que sont l’Avent, le temps de la Nativité, le Carême et le temps pascal. Un peu comme dans nos vies familiales il y a les jours ordinaires mais également les anniversaires, les fêtes, les événements et les lieux marquants de notre histoire personnelle. Nos enfants d’ailleurs n’expriment souvent leur affection qu’à ces occasions-là. Et leurs négligences ou leurs énervements des autres jours s’évanouissent alors.

C’est pourquoi nous sommes invités à bien profiter de ces dernières semaines pour préparer ces fêtes à venir, pour prier particulièrement pour nos enfants afin qu’ils accueillent Jésus au plus profond de leur cœur.

Car, tant d’obstacles se dressent sur leur route. Tant d’objections viennent à leur esprit. Tant de sollicitations obscurcissent leur désir de Dieu.

Pour adapter l’oraison de la messe du 1er dimanche de l’Avent à notre rôle de parents et d’éducateurs, adressons cette prière :

« Ne laisse pas, Seigneur, le souci des tâches présentes de nos enfants entraver leur marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous, comme en eux, cette intelligence du cœur qui nous préparera tous à L’accueillir et nous fera entrer dans Sa propre vie. »

Ainsi, nous confiant à la prière de l’Immaculée Mère de Dieu et de son Fils, Roi de l’univers, nous parviendrons joyeux avec nos enfants aux fêtes de la Nativité !

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 novembre 2011

 

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Bulletin n°235 - Novembre 2011

 

Chers Amis,

 

Avec la fête de l’Immaculée Conception, nous sommes invités à méditer non seulement sur la place unique de la Vierge Marie dans le plan du Salut et dans notre vie, mais également sur dessein d’amour éternel que Dieu a sur l’homme depuis la création du monde.

En effet, en Marie, nouvelle Eve, se réalise la vocation de l’homme telle que le Créateur la désirait : une union parfaite entre Lui et sa création, un bonheur « sans limite et sans fin », une plénitude de vie en sa présence. Hélas (pourtant nous dirons « Ô bienheureuse faute » la nuit de Pâques…) le péché a tout obscurci, le bonheur est devenu fugitif, l’absence ou le refus de Dieu habite les cœurs de ses enfants.

Dès lors, revenir ves Dieu sera le fruit non seulement de la grâce, mais d’une ferme volonté, alors que nous sommes faibles, versatiles, agités de mille passions. La conversion puis la sanctification ne sont ni instantanées ni acquises pour toujours. Nous le savons par expérience.

C’est pourquoi, conscients de ces difficultés tout autant que de la nécessité d’une relation d’amour pour Dieu, nous prenons à cœur la vie spirituelle et la vie éternelle de nos enfants, de tous les jeunes.

Plus que pour les générations passées, il leur est très difficile de croire en Dieu, de conformer leur vie à ses Dix Commandements, de discerner, au milieu de mille sollicitations, quelle est la volonté de Dieu sur eux.

C’est alors que nous intervenons, à la manière divine, sans attenter à leur liberté, sans les contraindre ni les exaspérer. Dans la discrétion, dans l’offrande de nos prières et de nos pénitences, dans notre affection pour eux et notre amour brûlant pour le Seigneur, nous facilitons leur accès à la Conversion et la Sanctification.

Marie le fit, le fait, le fera toujours avec une exemplarité exceptionnelle. Elle demeure pour nous le Secours absolu, la Consolatrice efficace et le Modèle unique. Elle est vraiment Mater Amoris.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 octobre 2011

 

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Bulletin n°234 - Octobre 2011

 

 

Chers Amis,

 

Il y a quelques semaines, plus d’un million et demi de jeunes étaient rassemblés à Madrid autour du pape Benoît XVI. Evidemment, nos journalistes se sont concentrés sur les quelques dizaines de madrilènes qui manifestaient contre ce rassemblement, avec des revendications diverses.

Il en est toujours ainsi. Il y a les grandes évidences et les événements accessoires qui parfois éblouissent alors qu’ils ne représentent que des mirages, des illusions, des raisons fausses ou des feux de paille.

N’est-ce pas ainsi que nous faisons régulièrement dans l’éducation de nos enfants ? Ce qui est essentiel, c’est l’amour fondamental que nous leur portons et que Dieu porte sur eux. Ce qui est capital, c’est la réponse que nos enfants peuvent apporter à cet amour sans condition. Et pourtant, ce qui risque de retenir notre attention et de focaliser notre regard, ce sont leurs débordements épisodiques (parfois répétitifs).

La méditation du Rosaire, en ce mois qui lui est consacré, peut nous aider à avoir, comme Marie, Mère d’Amour, le vrai regard qui voit plus loin que l’événementiel, que le superficiel, que l’agitation extérieure.

Ainsi, par exemple, la méditation sur les mystères douloureux peut nous faire comprendre que ce qui passait pour une infamie ou un juste jugement aux yeux des habitants de Jérusalem (arrestation de Jésus, flagellation, couronnement d’épines, crucifixion) était pour la Mère de Dieu, l’accomplissement des Ecritures et le Salut du monde. Elle ne douta jamais de la haute vocation de son Fils Unique. Elle l’accompagna jusqu’au pied de la croix, voyant son Cœur transpercé. En le mettant au tombeau, elle savait qu’il était la Voie, la Vérité et la Vie.

Nos énervements comme nos stupéfactions devraient donc, dans le silence, l’offrande et la supplication, n’être que des épisodes fugitifs face à cet immense amour pour nos enfants que Dieu nous a chargé de leur révéler et de leur apprendre à en vivre.

 

Abbé Gabriel Grimaud, le 25 septembre 2011

 

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Bulletin n°233 - Septembre 2011

Chers Amis,

 

Pour les membres de Mater Amoris, principalement des femmes, mères ou grand-mères, le 1er septembre pourrait être une fête toute particulière. En effet, le martyrologe romain commence cette reprise des cours et de l’année scolaire par la fête complètement discrète et cachée, célébrée pratiquement nulle part, de sainte Anne. Non la maman de la Vierge Marie, mais la vieille prophétesse dont parle l’Evangile de saint Luc : « Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve ; parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant au même moment, elle louait Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. » (lc II/36-38)

Il est très heureux que nous puissions commencer cette année rythmée par l’occupation des enfants, par cette fête si significative pour l’Œuvre de Mater Amoris. Examinons de près :

A/ Une femme. Elle a connu virginité, vie familiale, veuvage.

B/ Une femme âgée. Elle a quatre-vingt-quatre ans.

C/ Une femme pieuse. Elle pourrait, comme, plus tard, Marthe, être « accaparée par les tâches » quotidennes. [On sait qu’en vieillissant tout prend plus de temps et qu’un rien peut occuper une journée. Elle, non.] Elle abandonne la plupart de ses occupations matérielles pour demeurer dans le Temple, pratiquant « le jeûne et la prière ».

D/ Une femme qui médite. Il faut vraiment passer du temps dans la contemplation, la lecture, la prière pour avoir, au moment opportun, le discernement spirituel. Ainsi perçoit-elle dans ce jeune couple [dont Marie], qui entre au Temple avec ce petit enfant, la Sainte Famille, le Messie de Dieu.

E/ Une femme qui offre sans rien retenir. Elle loue Dieu et parle de l’Enfant. Elle va à l’essentiel et ne s’arrête pas aux détails superficiels de l’habillement ou de la démarche de ces personnages.

F/ Une femme qui témoigne. Elle trouve les mots pour convaincre ceux qui l’entourent. Elle sait parler de Dieu sans brusquer.

  Une femme telle qu’Anne, n’est-ce pas une femme de Mater Amoris (hormis la vieillesse qui vient pour chacun !) ? Quant aux hommes, ils ont en Syméon qui est avec elle au Temple, le même modèle de prière, de don, de discernement.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 août 2011

 

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Bulletin n°232 - Août 2011

Chers Amis,

 

A cinq jours près nous célèbrerons l’Assomption de la Vierge Marie et la fête de saint Bernard que l’on pourrait appeler, le « Chantre de Notre-Dame » tellement il aimait cette Mère d’Amour dont il avait compris le rôle unique dans la Rédemption et le salut des hommes.

Très attentif aux besoins de ces frères, il connaît parfaitement le cœur humain avec ses tentations et ses limites. Il nous apprend comment notre confiance en Marie restaure en chacun de nous les vertus de force, de science et de piété. Il écrit : « Ô homme, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde, te sens emporté à la dérive parmi les orages et les tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cette étoile. Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité, regarde l'étoile, appelle Marie ! Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l'étoile, crie vers Marie ! Si la colère ou l'avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie ! Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie ! Dans les périls, les angoisses, les situations critiques, invoque Marie, crie vers Marie ! Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse pas d'imiter sa vie. Si tu la suis, point ne t'égares ; si tu la pries, point ne désespères ; si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas. Qu'elle te tienne, plus de chute. Qu'elle te protège, plus de crainte. Sous sa conduite, plus de fatigue. Grâce à sa faveur, tu touches au port. Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la vierge était Marie ! »

Lui qui était si persuasif, à 22 ans, il entre à Cîteaux avec son oncle et ses quatre frères qu'il décide avec conviction. Le cinquième, Nivard, les rejoindra dès qu'il aura 16 ans, ainsi que son père…et sa sœur Hombeline qui trouvait tellement curieux cet engouement pour la vie monastique. Elle aimait le luxe, la fête et les mondanités ! Trente de ses compagnons d’études et de jeux le suivront également dans son abbaye.

Ne laissons pas passer cet été sans le prier qu’il entraîne à sa suite nos enfants vers Jésus, le véritable ami, l’unique Sauveur.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juillet 2011

 

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Bulletin n°231 - Juillet 2011

Chers Amis,

 

Dans l’antique liturgie romaine, en certains lieux se célébraient, en juillet, deux fêtes anciennes et émouvantes : au lendemain de la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel universellement célébrée, le 17 juillet, on fêtait  « l’Humilité de la Bienheureuse Vierge Marie » et le samedi avant le IV° dimanche de juillet

           « la Miséricorde de la Bienheureuse Vierge Marie »

A la suite d’apparitions remontant à plusieurs siècles et de dévotions très ferventes, les fidèles aimaient se souvenir de ces deux qualités fondamentales de la Mère de Dieu : Humilité et Miséricorde.

Si Notre-Dame du Mont-Carmel nous invite à monter sur cette hauteur spirituelle, elle nous invite également à garder le grand silence intérieur. Et que découvrons-nous par ce silence imposé à nos oreilles et à nos agitations ? L’humilité et la miséricorde !

N’est-ce pas ce dont nous avons tant besoin dans notre rôle d’éducateur ou de parents ? L’agitation des jours, le sens de nos responsabilités, la gouvernance de notre maison, tout nous pousse à omettre l’essentiel, puisque nous sommes bien obligés de prendre des décisions, de réagir dans l’immédiateté. Et pourtant, parce que nous voulons être imitateurs de cette Mère d’Amour, sereinement, ne doutons jamais de son quadruple appel :

- Elle nous appelle dans les hauteurs spirituelles, les seules qui nous font voir toutes choses comme Dieu les voit.

- Elle nous demande de faire du silence intérieur notre compagnon habituel. Lui seul peut nous permettre de juger de toute chose avec prudence et maîtrise de soi.

- Elle nous recommande l’humilité pour ne pas faire prévaloir notre orgueil ou notre amour-propre blessé.

- Elle nous instruit sur la miséricorde à double titre :

• Vis-à-vis, de nos enfants, accepter leurs erreurs et leurs fautes en demeurant accueillants et prêts au pardon à chacune de leurs demandes.

  • Vis-à-vis de nous-mêmes, comprendre que si nous perdons patience ou si nous nous décourageons, nous pouvons indéfiniment revenir à cette Mère aimante qui nous comprend et aime en chacune de nos détresses.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juin 2011

 

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Bulletin n°230 - Juin 2011

Chers Amis,

 

Il y a trois phrases de l’Evangile que nous devrions apprendre par cœur et avoir continuellement dans la tête :

« En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire »

« Augmente en nous la foi, Seigneur »

« Nous ne savons pas prier comme il faut, l’Esprit-Saint pousse en nous des gémissements ineffables et crie vers le Père “Abba, Père” »

Même si nous pensons généralement que notre vie et celle de nos enfants dépend de Dieu, et trouve en Lui son sens et sa finalilité, nous vivons cependant parfois comme si nos efforts et nos mérites pouvaient suffire à notre existence. Que de décisions sont prises sans consulter le Seigneur et que d’actes sont faits sans que l’on ait cherché où était Sa volonté !

Par contre, nous sommes, comme les apôtres, bien conscients de notre manque de foi. Combien de fois doutons-nous de la puissance de la prière et de l’action possible de Dieu dans les âmes ! Rappelons-nous cette phrase du Seigneur : « Si vous aviez la foi grosse comme une graine de sènevé… » Nous avons donc bien raison de supplier Dieu d’augmenter en nous la foi.

Savons-nous prier ? Mais pourquoi vouloir quantifier notre prière ! Elle sera toujours pauvre et limitée. Elle sera si loin de cette « relation d’amour » que décrivait saint Antoine de Padoue (fêté le 13 juin), l’articulant en quatre dispositions indispensables : ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier.

Profitons donc des célébrations qui suivent le temps pascal :

La Pentecôte nous inspire la puissance de l’Esprit-Saint qui, seul, sait demander au Père ce qui convient à nos âmes et à nos enfants.

La Sainte-Trinité nous fait entrevoir la destinée ultime de nos vies et l’adoration véritable.

La Fête-Dieu nous incite à aimer l’Eucharistie : Jésus se donne à nous et, en nous, accomplit des merveilles.

Le Sacré-Cœur nous plonge dans l’insondable mystère d’amour auquel nos enfants ne peuvent rester indifférents.

Le Cœur Immaculé de Marie nous console de nos peines et nous apprend l’amour maternel véritable.

La fête des saints Pierre et Paul nous montre combien Dieu peut faire des merveilles dans les cœurs les plus faibles et les plus réticents.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 mai 2011

 

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Bulletin n°229 - Mai 2011

Chers Amis,

 

Le mois de Marie, comme celui du Rosaire en octobre, réjouit chaque année notre cœur. Comment ne pas aimer ces jours où, partout, s’élève avec plus de ferveur que d’ordinaire des mots simples et des prières confiantes vers la Mère de Dieu, Mère de l’Amour ?

Cette année, ces quatre semaines de mai sont entièrement baignées par la lumière du temps pascal. N’oublions pas ces simples mots des actes des Apôtres : « Alors du Mont des Oliviers ils s’en retournèrent à Jérusalem…Ils montèrent à la Chambre Haute où ils se tenaient habituellement…Et tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie Mère de Jésus. »

Ainsi dans l’attente de la Pentecôte, les Apôtres avec les amis de Jésus et Marie, sa Mère, ne cessent de prier, de méditer et d’adorer Dieu.

Ils sont les premiers témoins de la Résurrection, ils seront les premiers missionnaires dans le monde, conformant leur vie à ce que le Maître leur a dit : « Allez, enseignez toutes les nations et baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. »

C’est ainsi que l’Evangile est parvenu jusqu’à nous.

A notre tour, nous n’avons pas d’autre chemin à suivre :

D’abord et toujours prier et adorer, en compagnie de Marie qui nous enseigne la meilleure manière de le faire

Ensuite, transmettre à nos enfants cette connaissance de la vie et du message de Jésus qui, seule comble les cœurs et illumine l’esprit. Là est l’essentiel puisque c’est la source de tout amour et de toute intelligence.

Tant de souffrances, d’égarements et d’illusions seraint évitées si nous étions, nous-mêmes, dans cette disposition. Elle est surtout une attitude de confiance totale en Dieu, d’imitation de Marie, avant d’être une méthode d’éducation et une inquiète interrogation sur ce qu’il faut dire ou faire.

Ce mois de mai va se terminer par la fête des mères et la fête de la Visitation. Laissons-nous aimer par nos enfants et allons les visiter avec autant d’amour que Marie en avait pour Elisabeth.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 avril 2011

 

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Bulletin n°228 - Avril 2011

Chers Amis,

 

La fête de l’Annonciation réserve à notre méditation une insondable profondeur. En ce mystère (qui est d’ailleurs le premier des mystères du Rosaire) est résumé, en quelque sorte, toute l’Histoire du Salut et annonce la Résurrection du Sauveur, cœur de notre foi et de la Rédemption.

En ce mystère se trouvent réunis l’Homme et Dieu, le ciel et la terre, le visible et l’invisible.

Marie est là, rassemblant en sa personne le « Oui » de tous les hommes qui font la volonté du Père. Elle aura la même attitude et la même réponse au Calvaire où elle se tient debout et adorante.

Dieu est là, proposant l’unique voie du salut pour une humanité empêtrée et enchaîné dans son esclavage du péché.

Par la réponse de la Vierge-Mère, « la mort est déjà vaincue par la vie », la foi est ravivée dans le cœur des hommes, l’espérance efface le désespoir et la solitude, la charité devient brûlante. Elle chasse l’orgueil et l’égoïsme.

Par la bonté de Dieu, tout homme peut accéder à la lumière trinitaire sans qu’il ne soit attenté à sa liberté. Une proposition, un engagement divin réel, mais non une coercition.

Pour nos enfants, comme pour nous-mêmes, Dieu n’a « d’aversion pour aucune de ses oeuvres ». Lui qui a tout créé par amour, ne veut « qu’aucune créature ne soit perdue ». Pas plus qu’il ne désire imposer sa volonté sans le consentement véritable et personnel de chacun. Dieu a horreur des robots et des esclaves.

Quelle belle indication pour nous qui exerçons sur nos fils une vraie paternité ! Trouverons-nous les mots et les gestes qui les invitent à se tourner vers le Père, à connaître le Fils, à laisser parler l’Esprit-Saint ?

Oui, nous trouverons ces mots et ces gestes, si, comme Marie, nous nous prosternons pour adorer, pour méditer, pour dire, comme Elle, « Je suis l’humble Servante du Seigneur. »

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 mars 2011

 

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Bulletin n°227 - Mars 2011

 

Chers Amis,

 

Dans quelques jours nous célèbrerons le XIX° anniversaire de l’Œuvre de Mater Amoris, en la fête de l’Annonciation, en plein cœur de ce temps de Carême.

C’est une occasion pour chacun d’entre nous de renouveler notre engagement de prière et de pénitence pour obtenir la Conversion et la Sanctification de la Jeunesse.

Mais la question se pose : Prenons-nous vraiment au sérieux cet engagement ? Nous constatons évidemment qu’il est très difficile pour nous d’être fidèle, que ce soit pour la participation à la Messe en semaine (outre celle du dimanche !), pour la prière du Rosaire, pour l’offrande d’un sacrifice ou d’une souffrance…Loin de nous décourager, cette constatation peut nous faire comprendre que, pour nos enfants, la conversion et la sanctification, n’en sont pas moins aisées. Qui donc va les soutenir, les aider et les éclairer ? Jésus l’affirme : il y a des démons qui ne se chassent que par la prière et la pénitence.  Le démon de l’incroyance est le plus redoutable, puisqu’il sépare l’homme de Dieu, la créature du Créateur, et qu’il coupe tout amour de sa source divine, entraînant inévitablement le désordre des âmes, la confusion des esprits, le subjectivisme du cœur.

Ainsi, nous pouvons, en cet anniversaire, revenir à une ferveur plus grande et une attention plus forte à cette belle jeunesse que Dieu affectionne tout particulièrement.

Une question encore : Si nous avons la certitude que, dans la Communion des Saints, notre participation par la prière et la pénitence est indispensable à la conversion des jeunes, alors, sommes-nous suffisamment convaincants pour engager nos ami(e)s à se joindre à nous ? Il est étonnant de voir si peu d’adhésions depuis plusieurs mois…

Ecoutons le pape Benoît XVI s’adressant aux jeunes en septembre dernier : « Nous sommes créés pour l'amour, pour recevoir l'amour. Cependant, il arrive de nous rendre compte qu'il est difficile d'aimer car nos cœurs peuvent facilement être endurcis par l'égoïsme, l'envie et l'orgueil. Chaque jour nous devons choisir l'amour, et pour cela nous avons besoin d'être aidés, une aide qui vient du Christ, de la prière et de la sagesse trouvée dans sa parole, et de la grâce qu'il nous accorde dans les sacrements de son Eglise. »

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 février 2011

 

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Bulletin n°226 - Février 2011

Chers Amis,

 

Pendant les dernières vacances de Noël, en séjour de ski dans les Alpes, un groupe de jeunes se réunissait un soir pour un temps de réflexion et de questions.

L’un deux posa cette question : « Pourquoi y a-t-il plus de saints prêtres ou religieuses que de saints laïcs et de jeunes ? »

Evidemment il fallut expliquer que la canonisation n’était pas, au regard de Dieu, le seul crière de sainteté ; que d’autre part, les procès de béatification coûtent très chers et donc, souvent, seules les communautés religieuses ou diocésaines peuvent subvenir aux besoins de la Cause.

Dans la question, il fallait évidemment entendre : « pourquoi la sainteté m’est si difficilement accessible ? »  Et c’est pourquoi, dans la réponse, il était nécessaire de noter qu’aucun être (hormis Marie et sans doute Joseph) n’est parvenu à la sainteté facilement. C’est ce qui faisait dire à sainte Bernadette (que nous fêterons en ce mois de février) : « Je n'aime pas la vie des saints. On nous les montre marchant sur des roulettes. La vue de leur triomphe ne m'enseigne rien. Plutôt que d'énumérer leurs miracles ou de raconter leurs visions, on ferait mieux de nous montrer les défauts des saints et la peine qu'ils ont eu à s'en corriger ».

D’autre part, il était indispensable de faire comprendre que la sainteté de l’homme adulte, sauf exception de conversion fulgurante, commençait dès l’âge de raison par la volonté d’y parvenir chaque jour davantage par la prière, la pénitence et le recours aux sacrements.

Mais, aujourd’hui, à nous qui avons adhéré à Mater Amoris, il est tout aussi important de rappeler que la communion des saints est indispensable à la sainteté de nos enfants. Notre prière et notre pénitence, coûteuses dans la fidélité à long terme, permettent à Dieu de toucher les cœurs. La sainteté des jeunes dépend non seulement de leur volonté d’y parvenir, mais de notre accompagnement sans discours et sans ostentation que, seul, Dieu perçoit et verse en trésor de grâces sur ces enfants qu’il aime. « Demandez et vous recevrez » dit Notre-Seigneur. Allons à Marie qui, avec nous, saura parfaitement demander à son Fils.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 janvier 2011

 

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Bulletin n°225 - Janvier 2011

Chers Amis,

 

Depuis des siècles, les jours s’écoulent et se comptent à partir de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il n’en a pas toujours été ainsi. C’est une des marques les plus indélébiles de l’influence du christianisme sur les nations. Et personne ne prendra le risque qu’il n’en soit plus ainsi, Dieu merci.

Pour nous, disciples de ce Maître si bon, c’est non seulement une joie d’écrire chaque date sur nos lettres ou nos comptes en faisant référence à son anniversaire, mais une indication quotidienne à tourner nos cœurs vers Lui. En effet, nous ne pouvons prétendre à la conversion de nos enfants sans avoir nous-mêmes le regard tourné vers Lui. Conversion signifie littéralement : « se tourner vers ». Vers qui, sinon vers Jésus ?

Mais en ce début d’année et en ce temps de la Nativité, allons plus loin dans notre analyse du temps et de l’histoire. D’une manière générale, nous fêtons l’anniversaire de nos proches chaque année. Mais les regardons-nous grandir d’une année sur l’autre ? Certes, il y a des événements qui nous secouent et nous font prendre conscience que l’enfant devient adolescent et que l’adolescent parvient à sa stature d’adulte (responsable ou irresponsable d’ailleurs). Mais, au jour le jour, nos enfants grandissent et changent. Comme notre ange gardien qui nous accompagne sans nous gêner, sans même que nous le voyons, n’est-il pas de notre devoir et de notre amour, de demeurer quotidiennement près de ces jeunes, afin de les comprendre, de les aider et de nous inquiéter pour eux. Nous lisons dans l’Evangile que Marie et Joseph recherchent Jésus qui, un instant, a échappé à leur vigilance. Ils sont inquiets. Ils le retrouvent dans le Temple. Ne doutons pas que les années suivantes, lors de leur pèlerinage annuel à Jérusalem, l’expérience ne se renouvellera pas !

Nos enfants peuvent nous échapper. Ils peuvent alors être retrouvés non dans la Maison de Dieu mais dans ces fréquentations douteuses ou dangereuses. Notre regard attentif doit les retrouver le plus vite possible. Cela ne peut se réaliser que si nous les regardons grandir et évoluer chaque jour de cette année, chaque jour de leur vie.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 décembre 2010

 

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Bulletin n°224 - Décembre 2010

Chers Amis,

 

Comme les mois avancent vite !

Déjà nous voilà dans une nouvelle année liturgique avec ce temps de l’Avent qui nous conduit rapidement vers Noël. Le cours du temps ne s’arrête jamais, pas plus que la croissance de nos enfants. Ils grandissent sans que nous nous en apercevions au jour le jour. Et pourtant, bientôt nous nous rendrons compte que leurs vêtements sont étriqués ou trop courts, qu’ils atteignent leur majorité, qu’ils quittent le nid familial, qu’ils prennent des responsabilités professionnelles que nous ne soupçonnions pas, qu’ils connaissent à leur tour les difficultés d’être conjoints ou parents. Et dans un même temps, nous percevons que nous vieillissons, que parfois nous supportons moins les vexations ou la fatigue.

C’est ainsi, il y a, comme l’affirme l’Ecclésiaste, un « temps pour tout ». Cependant, le temps de Dieu est éternel et nous ne pouvons croire qu’il y a un temps de Dieu et un temps sans Dieu. Il est éternellement présent et il nous aime, nous et nos enfants, infiniment.

La révélation et l’Incarnation de Dieu à Noël ne sont qu’une manifestation de Lui pour notre bonheur et notre salut. Une manifestation voulue et non une élucubration, qui serait pur caprice ou ineptie. Ce Dieu immuable et tout-puissant porte un regard d’amour sur sa créature et va même « prendre sa condition » pour aller le chercher là où son orgueil l’a plongé et ou son égoïsme l’a enfermé.

Notre rôle d’éducateur trouve là tout son modèle. Notre cœur est fait pour aimer nos enfants à qui nous avons donné la vie. Leur croissance et leur liberté les éloignent peut-être de nous. Mais, de notre côté, notre désir d’amour ne peut changer. Nous vieillissont dans notre corps, il ne nous est pas loisible, pour cela, de ne plus aimer.

Le retour annuel de la Nativité du Sauveur nous engage donc à comprendre ceci : sans cesse nous devons aller chercher ces enfants de Dieu là où ils sont, dans leurs incapacités, leurs erreurs ou leurs péchés. Et il nous appartient également de les conduire au Sauveur sans qu’ils en soient effrayés ou écœurés.

S’il en est ainsi, Gloire dans les cieux et Paix sur terre !

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 novembre 2010

 

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Bulletin n°223 - Novembre 2010

Chers Amis,

 

Au cours de ce mois, nous fêterons la Présentation de la Sainte Vierge au Temple. Elle était enfant et Elle est présentée par ses parents. Elle demeurera dans cette Maison de Dieu avant de devenir Elle-même le Temple de Dieu, le Sanctuaire du Fils Eternel. C’est donc toute jeune que ses parents l’ont mise dans les meilleures conditions pour gouverner saintement sa vie et apprendre à connaître Dieu.

C’est le rôle toujours actuel des parents : Mettre les enfants dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent apprendre à connaître Dieu et à l’aimer de plus en plus au cours de leur longue vie.

Pour cela, plusieurs mesures sont nécessaires :

- l’apprentissage de la prière familiale mais surtout personnelle ; apprendre aux enfants à prier seuls et chaque jour.

- la participation chaque dimanche à la Messe dès le plus jeune âge ; baigner dans cette atmosphère liturgique qui est l’anticipation de la liturgie céleste.

- la connaissance des mystères divins par le catéchisme ; apprendre non seulement la doctrine chrétienne, mais scruter les Ecritures et retenir les événements de l’Histoire Sainte et de l’enseignement de Jésus.

- favoriser les activités dans des groupes chrétiens ; là s’apprend à vivre ensemble selon les préceptes chrétiens de charité et de vie fraternelle.

- apprendre à fréquenter les saints par la lecture de leurs vies et de leurs écrits. Pour cela la fréquentation de beaux livres spirituels est nécessaire à leur formation intérieure.

- se réjouir de tous les engagements qui amènent à se donner aux autres concrètement. Et préférer tout ce qui est effectif à ce qui n’est que divagations pseudo-spirituelles stériles.

passer du temps avec chacun ; sans les assommer de discours religieux et de pieuses recommandations morales. Ecouter, s’intéresser à ce qu’ils vivent et à ce qu’ils pensent. Pas d’éducation sans écoute.

Voilà quelques pistes de réflexion inspirées par la vie de Marie au Temple de Jérusalem. Imaginons-la au jour le jour dans ces lieux où Elle apprit à regarder, à méditer, à «retenir tous ces événements dans son cœur».

Inutile de redire le rôle capital des grands parents dans cette longue éducation.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 octobre 2010

 

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Bulletin n°222 - Octobre 2010

Chers Amis,

 

Il n’y aucun pape qui n’ait encouragé la récitation du Rosaire.

Cette prière mariale, plusieurs fois centenaire, a permis la conversion de beaucoup et la sanctification des âmes. Elle remplaçait la récitation des psaumes dans les monastères pour les frères convers qui ne connaissaient pas le latin ou avaient des tâches matérielles à accomplir.

C’est donc la prière des simples et des petits, sans pour autant leur être réservée. Les Docteurs, les Pontifes et les plus grands Confesseurs ont été fidèles à cette prière qui est plus qu’une dévotion.

De plus, tout au long des siècles, la prière du Rosaire a accompagné les plus grandes victoires de la foi sur l’incroyance et a fait triompher le bien dans les événements les plus politiques. A commencer par la spectaculaire victoire de Lépante (7 octobre 1571). Grégoire XIII l’attribua aux processions faites à Rome par les confréries du Saint-Rosaire, en conséquence de quoi la fête de Notre-Dame de la Victoire fut changée en celle du Saint Rosaire.

La Vierge Marie, elle-même, confirma la puissance du chapelet dans chacune de ses apparitions. Particulièrement à Fatima. La conversion du monde et l’éloignement de la guerre étant obtenus par cette prière que d’aucuns négligent mais que la Mère de Dieu enseigna à Bernadette, à Lucie, et à tant de voyants.

Mater Amoris comporte, dans les engagements pris lors de l’adhésion personnelle, la récitation du chapelet une fois par semaine (c’est le minimum pour qui aime Marie !) pour la conversion et la sanctification des jeunes. Ce mois d’octobre doit raviver en chacun de nous cette ardeur à la prière mariale, porteuse de tant de grâces. Et, mystérieuse communion des saints, en l’offrant pour la conversion des jeunes, nous obtenons pour nous-mêmes l’esprit d’adoration et la force du sacrifice qui nous unissent à Jésus et nous permettent de parvenir à la contemplation de sa Gloire.

Entrons donc dans ce mois du Rosaire avec toute la ferveur de notre cœur et redoublons d’amour pour la Sainte Vierge et pour nos enfants.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 septembre 2010

 

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Bulletin n°221 - Septembre 2010

Chers Amis,

 

En ce début d’automne, nous qui vivons au rythme de l’Ecole, nous savons que la rentrée des classes est un nouveau départ qui offre un grand nombre de projets et d’idées neuves. L’expérience montrera sans doute que leur réalisation sera plus modeste, mais ce n’est pas grave.

L’important, en ce début d’année, est de ne pas briser des rêves possibles. L’enfant ou l’étudiant qui part avec mille idées sur son avenir, sur sa classe ou ses nouveaux amis, doit être écouté, félicité, encouragé avant tout. Les exhortations et les recommandations ne sont pas de mise en ce premier temps. On ne coupe pas les ailes d’un oisillon, pas plus que d’un oiseau d’ailleurs.

Mais comme pour un oiseau dont on prend soin dans son jardin ou le rebord de sa fenêtre, il convient d’offrir une nourriture variée et adaptée. Pour l’éducateur chrétien, il saura non seulement faire valoir la nécessité des études, des activités extrascolaires, des engagements divers, mais il ne mettra pas l’enseignement de la foi en deuxième position. Et surtout pas en proposition facultative, particulièrement pour les enfants en âge de suivre le catéchisme.

Le catéchisme justement. Quand on voit, dans la vie du saint Curé d’Ars, la place qu’il tenait dans son ministère avec celui du confessionnal, on doit se sentir impliqué dans cette forme particulière de l’enseignement de la foi. Chacun a un rôle à jouer.

Déjà parler de catéchisme et non de catéchèse.

Ensuite forcer son curé ou son prêtre à enseigner lui-même aux enfants chaque semaine. Comme le disait un excellent curé de Paris il y a trente ans : « n’oublions pas que nous sommes les spécialistes et les professionnels de l’enseignement et de la prédication ». Les catéchistes sont là pour reprendre ce qu’à dit le prêtre, par petits groupes. Pour être répétiteurs. Pour vérifier les connaissances acquises la semaine précédente (la nécessité d’apprendre par cœur chaque semaine une vérité de la foi). Ils ne sont pas là pour enseigner l’intégralité du mystère divin.

Enfin les parents chrétiens doivent se mobiliser pour proposer leurs services sans s’imposer, pour éviter que le choix ne se porte sur des personnes généreuses mais ignorantes ou en situation irrégulière…

Qu’en sa Nativité, le 8 septembre, la Vierge Marie conduise avec Elle, nos enfants jusqu’au Dieu Très-Haut.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 août 2010

 

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Bulletin n°220 - Août 2010

Chers Amis,

 

Elle a 91 ans. Elle s’était convertie l’année précédente. Toute sa vie, comme sa sœur Andrée, elle l’a passée dans l’enseignement ayant un amour particulier pour les enfants. Elle lèguera d’ailleurs ses biens à notre Association pour le service des jeunes et elle s’éteindra l’année suivante.

Suzanne prend le parti de rédiger le journal de sa vie et de sa conversion. Et un jour, elle écrit quatre feuillets qui commencent par ces mots :

« Je vais chercher les raisons que j’ai de me réjouir et de rendre grâce pour tout ce que j’ai reçu. »

C’est vrai, cette Demoiselle âgée garde une joie extraordinaire et un enthousiasme de chaque jour, alors que physiquement elle est très diminuée.

« Je vais chercher les raisons que j’ai de me réjouir et de rendre grâce pour tout ce que j’ai reçu. »

Voilà ce que nous devrions prendre à notre compte au cœur de cet été. Souvent nous nous arrêtons aux difficultés de l’adolescent, aux gros problèmes de nos enfants et petits-enfants, à leurs comportements contraires à la morale ou à la foi…Parfois nous sommes accablés par ces événements à répétition. Une fois l’un et une fois l’autre. Parents ou grands parents sont alors désorientés.

Pour une fois, regardons de près quel bonheur il y a à avoir des enfants et des petits-enfants. Ils nous ont déçus, ils nous déçoivent ou il nous décevrons, mais au milieu de l’été regardons les choses autrement :

D’abord, un enfant c’est précieux et sa vie vaut beaucoup plus que ses erreurs ou ses limites. Regardons-le comme un don unique. Même si au bout de quelques jours à la maison, l’électricité jaillira, il est là. C’est une présence que rien ne peut remplacer.

Ensuite, un enfant qui réagi, parfois violemment, est souvent un enfant qui a envie de vérifier qu’il a en face de lui un interlocuteur solide, même s’il dit l’inverse. La moindre phrase est expressive. C’est aussi un don qu’il nous appartient d’apprécier.

Enfin, un enfant (à plus forte raison un adolescent) a moins de repères affectifs que l’on croit. Des « passades » oui, mais il n’est pas dupe de leur fugacité. Il reviendra souvent vers sa grand-mère, surtout l’été pour se confier. Il faut être prêt. C’est aussi une grâce dont on doit se réjouir.

Unissons-nous à Notre-Dame des Neiges, à Notre-Dame de l’Assomption, au Cœur très Pur de Marie Reine pour, comme Elle, rendre grâce pour toutes les grâces que l’on reçoit et que l’on a reçu de nos enfants.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juillet 2010

 

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Bulletin n°219 - Juillet 2010

Chers Amis,

 

Le 16 juillet nous sommes invités à lever les yeux vers le Christ qui est la Montagne Sainte vers laquelle nous nous dirigeons, en cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel.

Et dix jours après, en ce temps de vacances où les familles prennent le temps de vivre ensemble, de retrouver les grands parents, nous fêterons sainte Anne et saint Joachim, les parents de la Vierge Marie et donc les grands parents de Jésus. Au VIII° siècle, saint Jean Damascène les saluait en ces termes : « Joachim et Anne, couple heureux ! Toute la création vous est redevable. Par vous elle a offert au Créateur le don, de tous les dons le plus excellent, une Mère vénérable, seule digne de Celui qui l’a créée. »

Si le Seigneur de l’Univers a daigné venir dans le monde par une famille unie, ce n’est pas en vain ni pour rien. Il aurait pu choisir bien d’autres méthodes pour devenir Homme. Non, il a choisi de naître dans une famille précise, préparée de longue date pour L’accueillir.

Ainsi, nous trouvons dans cette sainte famille de Marie, puis dans celle de Nazareth, le modèle de nos familles.

Le rôle des grands parents n’est plus à démontrer. C’est souvent la dernière génération encore stable. Qui souffre beaucoup des concubinages de leurs enfants, de leurs séparations et divorces, de leurs idées folles de ne pas faire faire baptiser les enfants, de s’occuper avant tout de leurs biens matériels et de leurs loisirs, d’être accaparés par le travail professionnel.

Souvent les petits-enfants se confient aisément à leurs grands parents qui sont démunis pour répondre, partagés entre le désir de dire les choses avec conviction, et celui de ne pas bloquer ou rompre le dialogue fragile et fugitif.

C’est pourquoi, en ces temps qui sont les nôtres, la dévotion à sainte Anne et saint Joachim est recommandée. Ils donneront le discernement nécessaire, la charité exemplaire, l’écoute nécessaire. Ils apprendront aux grands parents à ne jamais désespérer, à mettre toute leur confiance en Dieu et en Marie. Et ils apprendront que c’est avec la patience et la bienveillance constante que se réalise la volonté de Dieu dans le cœur de nos enfants.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 juin 2010

 

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Bulletin n°218 - Juin 2010

Chers Amis,

 

Vous ne trouvez pas que le mois de juin est toujours extraordinaire pour la vie spirituelle ?

Commençant par la fête de la Glorieuse Trinité [il faut relire le magnifique Symbole dit de Saint Athanase], il se poursuit par la solennité de la Fête-Dieu [il faut relire le Lauda Sion de Saint Thomas d’Aquin]. Cette liturgie se prolonge par celle de la fête du Sacré-Cœur de Jésus [il faut relire attentivement la Préface du jour] qui, elle-même, trouve son couronnement, pourrait-on dire, dans la célébration du Cœur Immaculé de Marie [il faut reprendre tous les écrits sur ce sujet, particulièrement les révélations de Notre-Dame de Fatima]. Puis le mois se termine, avec les ordinations sacerdotales, par la solennité de saint Pierre etde saint Paul, colonnes immuables de l’Eglise par la volonté de Jésus, et de lui seul.

Comment passer à côté de tant de grâces et de tant de bonté de Dieu pour nous et nos enfants ?

Tout nous rapporte à l’essentiel de notre foi et de notre vie chrétienne. C’est à la fois un rappel de la Semaine Sainte mais, nous le savons bien, la Semaine Sainte se renouvelle à chaque Messe, unique richesse que le ciel nous distribue avec profusion et amour.

Notre manque de foi nous ferait vite sombrer dans le pessimisme ou la critique : les hommes d’Eglise infidèles, les prélats timorés, les enfants insoumis ou on-baptisés, les églises vides, les valeurs chrétiennes bafouées, les journalistes virulents mais n’y comprenant absolument rien au mystère de foi !

La liturgie de ce mois lumineux nous encourage à redire les paroles de Pierre : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » . Et nous entendrons immédiatement la réponse amoureuse et certaine de Jésus : «Ne crains pas, petit troupeau ! Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ! Les portes de l’enfer ne l’emporteront jamais contre Mon Eglise »… Celle de Pierre, évidemment !

Confions au Cœur Immaculé de Marie, Mère d’Amour, la vie de foi authentique de nos enfants, sans choix ni concessions.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 mai 2010

 

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Bulletin n°217 - Mai 2010

Chers Amis,

 

Tout le mois de Marie cette année sera illuminé par le temps pascal qui se clôturera par la fête de Pentecôte.

De même que les apôtres, retirés dans le silence du Cénacle,  avaient eu besoin de la Sainte Vierge pour apprendre à prier et à découvrir la volonté de son Fils sur eux, de même, nous sommes invités, nous aussi, à nous retirer dans le silence de notre cœur avec la Mère de Jésus, pour prier avec ferveur en ce mois qui lui est consacré et pour trouver le discernement nécessaire dans l’éducation de nos enfants et leur instruction chrétienne.

Que de fois nous sommes désarmés devant les réactions ou les positions de nos enfants ou de leurs semblables ! Nous nous demandons ce qu’il faut dire ou ce qu’il faut taire, s’il faut réagir fermement ou transiger, comment garder le contact sans approuver telle situation amorale.

Si l’éducation était facile, nous n’aurions pas besoin de tant de conseils et de réconfort ! 

Les spécialistes de la jeunesse, psychologues et autres fins connaisseurs, planificateurs de l’enseignement public ou privé, nous ont souvent fourvoyés dans des dédales complexes et des réformes stupides. De l’apprentissage de la lecture aux éléments de morale fondamentale, nous avons pu voir les effets dévastateurs de ces théories qu’il fallait obligatoirement mettre en œuvre dans les écoles, collèges et lycées…

C’est pourquoi, devant tant de propositions diverses, et devant l’errance de la jeunesse qui touche chacune de nos familles, recourons aux valeurs sûres.

Puisque nous avons conscience qu’une société sans Dieu va à sa perte, ne prenons ni tambour ni trompette, ni étendard ni bannière, mais commençons comme les disciples du Seigneur : Par la foi en la puissance de la prière, de la réflexion et du silence.

Mater Amoris n’abandonne jamais ses fils. Elle aime les parents comme les enfants, les éducateurs comme les élèves, les aînés comme les jeunes. Comme Jésus à nos côtés, elle a le pouvoir et le vouloir d’éloigner de nous les tentations de découragement, toutes les théories doctrinaires, toutes les erreurs de jugement.

 

Abbé Gabriel Grimaud. Le 25 avril 2010

 

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Bulletin n°216 - Avril 2010

Chers Amis,

 

L’anniversaire de Mater Amoris, le 25 mars, est une belle occasion de raffermir en nos âmes l’engagement pris de prier pour la Conversion et la Sanctification des Jeunes, nos enfants et tous les autres jeunes dont nous percevons régulièrement les dérives morales et spirituelles, en pensant que nous ne n’y pouvons pas grand-chose…

Rien n’est moins vrai.

Le pouvoir de la prière et de la pénitence est absolu.

Il suffit d’ouvrir nos journaux ou d’écouter la plupart des émissions pour percevoir les sollicitations fortes que subissent nos enfants. A leur place, résisterions-nous ? Ne nous voilons pas la face. Il faudrait être héroïque pour résister à ces assauts de tous ordres qui dévastent les cœurs, les âmes et même les corps.

Il dépend de nous d’obtenir ce changement de vie.

La première condition indispensable, c’est l’amour que nous devons avoir pour ces jeunes ballotés par des tourbillons incessants. Sans amour, nous tomberions vite dans le désespoir, la critique facile ou, au contraire, dans l’acceptation de situations douteuses et non constructives.

La deuxième condition, révélée par Jésus, est la foi en la puissance de la prière et du sacrifice. Comme nous le rappelait la liturgie du mercredi des Cendres, cette condition se réalise dans le secret de notre chambre intérieure. Elle ne se fait ni par des exploits publiés, ni par un flot de paroles, déjà inaudibles. De notre persévérance secrète, à son heure, Dieu, tirera tous les fruits qu’il voudra. Le démon serait gagnant si nous répondions à sa suggestion que tout est définitivement perdu !

La troisième condition rejoint la première. Elle est une invitation à consacrer du temps pour écouter nos enfants, sans nécessairement les approuver, pour les accueillir sans pour autant acquiescer à leurs situations scabreuses ou leurs propos faussés.

La Vierge Marie est notre recours quotidien, notre confidente perpétuelle, notre soutien sans faille. N’en doutons jamais.

 

Abbé Gabriel Grimaud.  Le 25 mars 2010

Par mater-amoris - Publié dans : L'édito
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